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L’A71, c’est celle qui mène les Clermontois vers la capitale. C’est la voie que le groupe Mustang a choisie pour titre de son premier album.
Ça débute en guitare dans l’ombre des Shadows. Apache - le tube de 1960 du groupe anglais - semble bien avoir inspiré le trio clermontois pour l’instrumental qui ouvre ce disque. A71 se veut swing, rockabilly, jerk, twist, slow…
Mustang a manifestement choisi d’aller tutoyer les fifties et surfer sur la vague Yéyé celle qui a bercé les quinqua et quadra d’aujourd’hui. “Tous, tous, tous mes amis portaient les cheveux longs, des sacs en bandoulière et de larges pantalons, mais moi, je je me suis coiffé les cheveux en arrière et rentré ma chemise dans dans mon pantalon.” Le morceau intitulé Le Pantalon donne le ton.
Avec leurs peignes et leur gomina, entre Elvis et Nino Ferrer, c’est dans le groove que ces trois Clermontois puisent cette influence qui les mène en dehors de la scène actuelle. “Oui, j’ai longtemps bêlé avec les moutons mais je me suis lassé de leurs conversations.” Résolument narquois, les textes de Jean Felzine savent se jouer des clichés d’une époque…
Et curieusement, malgré ces multiples références à une variété d’un autre âge, A71 se révèle être un album étrangement frais, sans équivalent sur le marché. Assurément, Mustang se révèlent être un nouveau joker de la scène rock auvergnate qui n’a décidément pas fini pas de faire parler d’elle…
- A71, Mustang, Jive Épic, 14 € et 19 pour la version vinyle.
24/10/09 - ©FP/PEYRE-ARSE PRESSE
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