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Des percussions, six voix et c’est tout, mais quelles voix… La Mal Coiffée offre une bouffée d’occitan dans le répertoire de la polyphonie. Créé à l’automne 2002, ce groupe puise dans le patrimoine traditionnel pour lui donner une pêche aux accents de l’occitanie languedocienne. “Comme quoi on peut bien avoir du poil sous les bras et porter des talons hauts !”, expliquent ces drôles de dames dans la jaquette de leur album en précisant que La Mal Cofada c’est celle qui ne prend plus soin d’elle, qui se laisse aller, les cheveux en bataille… Elle regarde le monde mais le monde ne la regarde plus. “Pour notre musique, on prend dans un répertoire qui n’intéresse plus grand monde et on vous le rend vestit de glamourous.”
“A l’agacha”, c’est donc le titre de leur deuxième album. Il se savoure au rythme des zaboumba, brau, tambourin, tammora, güiro, shaker, cachichi, cymbalette, bendhir et palmas. Seules concessions aux influences planétaires, ces instruments sont là pour accompagner des chants puisés pour beaucoup en Ariège mais aussi dans l’Aude, l’Aveyron, le Cantal et l’Hérault.
La Mal Coiffée est produite par le label aurillacois Sirventés. Le groupe sera en concert à Aurillac le 11 décembre.
- A l’agacha, La Mal Coiffée, 14 €.
11/09 - ©FP/PEYRE-ARSE PRESSE
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