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Du jour au lendemain, il a fallu fuir.
Dans “Le sommeil sous les cendres”, Richard Millet plante le décor et raconte ainsi l’exil d’une Libanaise accompagnée de son neveu et de sa nièce. “Je n’étais pas faite pour m’occuper d’enfants ; je ne savais même pas si je les aimais, ni si j’aimais les humains en général, avais-je dit à ma sœur lorsqu’il avait été question que je les accompagne en France en exil.”
Une fois de plus, l’écrivain revient sur ces terres de références. Celle où il a grandi et celle où il est né ; le Liban et le village du plateau de Millevaches qu’il nomme Siom dans ses romans.
“Mais Siom ne m’intéressait pas ; le paysage du haut Limousin non plus : trop différents de ceux de Beyrouth et du Liban ; trop envahissante, cette végétation, trop sombres la pierre, l’ardoise, l’eau du lac, la nuit…”
Au Rat, sur la commune de Siom, la narratrice se retrouve face à ses réalités. “Je désirais la paix. Or cette paix était infiniment menacée, au Rat, par toutes sortes de choses que je ne comprenais pas et auxquelles je refusais de donner le nom de fantômes, de spectres, de revenants, d’esprits.”
Parallèlement à ce roman qui se déroule durant l’été 1996, Richard Millet vient de publier un récit évoquant son retour - un an après - au Liban “…où je n’ai retrouvé que le spectre de l’enfant que j’ai été et le bruit ténébreux du temps”.
- Le sommeil sur les cendres, Richard Millet, Editions Gallimard, 13,90 €.
- Brumes de Cimmérie, Richard Millet, Editions Gallimard, 13,50 €.
©FP/PEYRE-ARSE PRESSE
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