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“Ce matin, cela avait été plus fort que sa volonté. Non, après ce qu’avait raconté le maître la veille, il n’avait pas pu faire autrement que de partir sur les chemins de l’école buissonnière.” Et, ces chemins l’ont conduit sur ceux de l’améthyste…
Le décor est planté, nous sommes en 1872 dans un village proche d’Issoire et du Cézallier. L’instituteur est passionné de géologie et, grâce à lui, un de ses élèves découvre un filon qui, au XVIIIe siècle, était exploité par des négociants espagnols. La vie des deux acolytes s’en trouve bouleversée. C’est le début d’une belle entreprise…
Avec ce roman de terroir, fidèle à ce genre littéraire mais sérieusement documenté, Gérard Georges apporte un témoignage sur une activité méconnue de l’histoire auvergnate. Au début du XXe siècle, dans le Puy-de-Dôme, l’améthyste était exploitée. Une vingtaine d’ouvriers façonnaient cette pierre dans une petite taillerie installée près d’un vieux moulin sur la Tiretaine, près de Royat.
- Les chemins d’améthyste, Gérard Georges, Presses de la Cité, 275 pages, 19 €.
18/04/10 - ©FP/PAP
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