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C’était en 1946, à Rentières (Puy-de-Dôme), 30 ans avant la grande période de collectage, d’où l’intérêt de ce CD. Jean Martin procédait alors à l’enregistrement de disques 78 tours. Ces galettes ont été soigneusement conservées pour entrer dans le XXIe siècle via l’intervention de l’Association d’étude, de promotion et d’enseignement des musiques traditionnelles des pays de France (AEPEM) qui leur a offert un support moins fragile. Ce précieux témoignage sur la pratique du violon populaire en Auvergne, au lendemain de la seconde guerre mondiale, vient d’être gravé sur CD.
Anecdotes, patois, blagues et musique sont au rendez-vous de cette séance de prise de son, initiée par Antonin Pécoil. Pour l’occasion, il avait convié Alexandre Savignat, un ami violoneux du village d’Auzolles, avec qui il avait l’habitude de jouer.
Le répertoire est traditionnel mais sait aussi se mâtiner de morceaux contemporains. La Java Bleue s’invite ainsi au programme.
Le tout témoigne de ce jeu caractéristique des musiciens routiniers : attaques d’archet franches et sonorité métallique pour faire ressortir les harmoniques aiguës et gagner en volume sonore. Avant tout, il s’agissait de faire danser…
Dans le livret, les transcriptions et les traductions - qui ne manquent pas de saveurs - sont réalisées par le cabrettaïre et occitaniste thiézacois, Jean-Claude Rocher. En complément, le violoniste trad’, Basile Brémaud, apporte un riche éclairage technique et historique sur les spécificités de cette pratique du violon en Auvergne.
- Violons du Cézalliers, Alexandre Savignat et Antonin Pécoil, production AEPEM, 15 €.
©FP/PEYRE-ARSE PRESSE
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